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 Alice et Ambre à Poudlard... ♥

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Ambre L. Stevens

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MessageSujet: Alice et Ambre à Poudlard... ♥   Ven 24 Aoû - 23:20







Chapitre 1 : Anastasia

    Je passais, silencieuse, entre les étagères de la bibliothèque de Poudlard. Il y avait bien plus de monde qu’à l’accoutumée. Le froid, la neige et l’humidité devaient y être pour beaucoup.
    Je cherchais les registres des années soixante-dix, pour y lire le parcours scolaire de mes parents. Ils avaient toujours été vagues avec moi au sujet de leur passé commun. Si mon frère avait pu m’en dire plus, je suis certaine qu’il l’aurait fait. Mais on ne change pas le passé, après tout.
    Ce noël, quand j’avais voulu voir les photos de maman enceinte de moi, ou de moi bébé, ils avaient bafouillé une excuse ridicule, or cela avait attisé ma curiosité, et je voulais en savoir plus. Je ne m’étais jamais retrouvée dans mes parents. Ma mère était quelqu’un de posée, d’ordonnée, de clair. Papa, lui, était toujours actif, motivé pour tout. Comme mon frère. Moi, j’étais… brouillon.
    - Tu ne trouveras pas ce que tu cherches ici.
    J’ai tourné mon regard vers le jeune homme à côté de moi.
    - Matthias, toi et ton empathie, allez lire quelqu’un d’autre, plus loin.
    - Ben alors, Diggory fait du boudin.
    J’ai levé les yeux au ciel – non, au plafond, plutôt – en souriant. Matthias avait beau être un ami, son don d’empathe me mettait parfois mal à l’aise. J’avais la sensation qu’il me connaissait mieux que moi je ne me connaissais.
    - Je fais pas du boudin, je suis.. Roh, et puis qu’est ce que tu veux, hein, O’Maley ?
    Ses yeux gris brillaient dans la faible lueur des lampes de la bibliothèque.
    - M’occuper. Je peux t’aider ?
    - Non.
    Il a soupiré et je me suis tournée complètement vers lui. Il me dépassait d’au moins deux têtes, la mienne ne lui arrivant qu’à la poitrine. Ce devrait être interdit d’être si grand. À moins que ce ne soit moi qui soit petite. À méditer.
    Il me regardait, de tout son haut, ses cheveux noirs tombant sur son visage.
    - J’essaye d’être gentil, Ania, tu pourrais jouer le jeu un peu !
    J’étais retournée aux rayons de livres quand il a dit ça. J’ai levé un sourcil.
    - Depuis quand tu m’appelles Ania, toi ? Il n’y a qu’une personne qui m’appelait comme ça, c’était…
    -… ton frère, je sais. Mais si tu préfères Anastasia, dit-il en insistant sur la longueur de mon prénom, alors soit.
    J’ai attrapé un volume au hasard devant moi, et ai commencé à le feuilleter. Depuis la mort de Cedric, les gens disent que j’ai changé. Et je suppose qu’ils ont raison. J’étais très sensible depuis la mort de mon grand frère.
    - Bon. Va pour Ania. Si tu permet maintenant.
    Toujours le nez dans le livre que je venais d’ouvrir, j’ai contourné mon ami pour aller m’installer à la table de Luna. Si j’avais bien une amie ici, c’était elle. Luna Lovegood. Nous étions de la même année, et dans la même maison. Tout comme Matthias, d’ailleurs, mais c’était différent. Avec Luna, les gens ne nous acceptaient pas comme nous étions. Je vivais donc recluse, contrairement à elle, mais cela ne nous empêchait pas de passer la plupart de notre temps ensemble.
    L’ouvrage était un vieux roman du début du siècle, La Ferme Des Animaux, de George Orwell. Il n’avait rien à faire dans cette section de la bibliothèque. Mais même si je l’avais lu des dizaines de fois, j’avais envie de m’y replonger.



    La musique a cessé, Harry Potter est arrivé avec quelqu’un. Un corps inerte, gisant près de lui. Des cheveux châtain. Des vêtements rouge et jaune. Le hurlement de mon père, se précipitant sur eux. Puis je comprend enfin. Et un autre cri de douleur s’élève des gradins. Le mien. Mon frère est mort. Cedric Diggory est mort. Et une partie de moi aussi. Le silence régnait sur l’assemblée. Et je me suis redressée dans mon lit, en sueur. En larmes.
    - Cedric, je murmure. Cedric. Cedric, reviens, Cedric.
    Je ne murmure plus, ce sont des plaintes, des geignements. De douleur. Comment oublier un événement pareil ?
    Les fêtes de Noël n’avaient fait que remuer le couteau dans la plaie. Deux Noëls sans lui. Insupportable.
    Quelqu’un dans un lit à côté s’est agité mollement. J’ai regardé par la fenêtre, le soleil ne perçait pas, mais la lune n’était plus visible. J’ai attrapé ma montre sur ma table de chevet, pour me faire une idée précise de l’heure. Seulement quatre heure vingt. Je me suis extirpée des draps. Je ne pourrais plus dormir, je le savais bien. À pas de loup, je me suis dirigée vers l’immense salle de bain des filles. Je me sentais poisseuse. Fiévreuse, aussi.
    Une fois nue, j’ai mis l’eau à couler et me suis tournée vers le grand miroir en pied.
    Ma pauvre Anastasia, que tu es laide. Maman, elle, est jolie. Je ne ressemblais à rien. Même pas à elle. Mes cheveux bruns tombaient sur mes épaules, tantôt ondulés, tantôt lisses, sans forme. Mes yeux non plus n’étaient pas décidés sur une couleur. Verts sur le pourtour de l’iris, et noisette près de la pupille. Des cils épais et noirs, autour de mes yeux en amande. Ça, je l’appréciais. Des sourcils assez bien dessinés. Je n’ai jamais ni eu le besoin ni l’envie de les épiler. Un visage trop lisse, sans trait. Des lèvres bien trop épaisses. Les épaules trop larges. Les seins trop écartés l’un de l’autre, bien que plus volumineux que ceux de la plupart des filles. Un ventre plus ou moins plat, la taille marquée, les hanches plutôt larges. Des cuisses trop épaisses. Des doigts fins, mais trop courts. Rien à dire sur mes genoux et mes mollets. C’est moche chez tout le monde, non ? pour finir mes pieds. Egyptiens. Un peu petits par rapport à mon corps, mais pas si hideux que ça.

    Je me suis glissée sous les jets d’eau. Le liquide brûlant sur ma peau a terminé de me sortir de la torpeur étouffante de mon cauchemar.

    Une fois habillée, mes cheveux encore humides tombant sur mes épaules, je me suis posée dans l’immense salle commune pour lire, même si je n’y avait pas le cœur. Puis un a un, mes camarades sont eux aussi sortis des affres du sommeil pour me rejoindre, défraîchis et mal réveillés. Et enfin, seule comme souvent, je suis descendue à la Grande Salle pour le petit-déjeuner.
    - Tu t’es encore levée cette nuit, hein Ana ? m’a demandé Luna, un sourire doux sur le visage en s’installant en face de moi.
    - Oui, et l’eau de la salle de bain, et tes humeurs m’ont réveillé, d’ailleurs, merci Ania, a répondu Matthias sans me laisser le temps de me justifier.
    - Eh ! me suis-je plainte. J’ai l’impression qu’on fait mon procès ce matin, là ! J’avais assez dormi de toute façon.
    - Mais oui, et tu vas piquer du nez en début d’après-midi ! a ajouté Matthias en riant.
    J’ai soupiré et tourné mon regard vers les autres tables. Les gens riaient. Parlaient. Ils étaient tous vivants et de bonne humeur. Moi, je me sentais morte de l’intérieure. Comme si j’avais un trou. Un trou béant à combler. Un trou dont la cause comme la solution m’était inconnue.
    Mon regard s’est porté sur une gryffondor. Une sixième année. Cette fille était absolument parfaite. Une grande brune, aux yeux bleus, mince, sûre d’elle.Elle avait l’air heureuse, comblée. Une personne à qui on peut tout envier. Sauf le nom peut-être. Ashley – Je n’ai aucun problème avec ce prénom, ne vous méprenez pas – Lestrange. Oui, une Lestrange à Gryffondor. Moi aussi je trouve ça surprenant.

    Je ne suis pas aimée à Poudlard. Invisible, presque. Et les rares personnes qui me voient, soit elles ne m’apprécient pas, soit elles sont aussi bizarres que moi. Ou toutes aussi rejetées. M’enfin.

    Me tirant de mes pensées et mes contemplations, Matthias a appuyé au milieu de mon dos pour me coller à la table.
    - Abruti qu’est-ce que tu… ai-je commencé.
    C’est alors qu’un rayon lumineux est passé au dessus de ma tête. Un sort. Probablement un Crachelimace, ou Jambencoton. Quelqu’un a poussé un juron dans mon dos et je me suis retournée. Drago Malfoy me fixait avec rage. Moi, Matthias ou Luna, en fait, je n’en savais rien. Devant lui, un toast beurré dans lequel on avait mordu une fois, et une tasse fumante.
    Matthias a grommelé et je me suis rassise face à la table. Ce mec me donnait froid dans le dos. Je n’avais qu’une envie, partir. Alors c’est ce que j’ai fait. Je ne suis pas particulièrement impulsive, non, ne vous méprenez pas, mais de toute façon, je n’avais plus faim. J’ai attrapé un toast et me suis levée.
    - Ania, tu vas où ? m’a demandé Matthias, d’un air étonné.
    - J’ai besoin de prendre l’air, t’en fais pas. On se retrouve en cours, de toute façon.
    Luna a hoché la tête, pas totalement convaincue, mais l’air de comprendre ce que je ressentais, et je suis partie, me faufilant entre les gens affairés à se remplir l’estomac.


    Vous savez ce que c’est, de voler ? D’être pris dans un courant d’air chaud, et de planer au dessus de votre école, en toute liberté, grisé par ce sentiment de hauteur et de puissance, sans que personne ne sache qui vous êtes vraiment ? Non, hein, vous ne savez pas. Moi, si.
    Après avoir quitté la grande salle, j’ai mangé ma tartine en courant jusqu’au parc. J’avais besoin de me dégourdir les jambes. Et les ailes.
    Une fois dehors, je suis allée chercher tout au fond de moi, cette énergie, cette magie pure qui faisait partie de moi, et me suis envolée. Je ne sentais même plus mon corps se transformer. C’était devenu si naturel. Être un Animagus, pour moi, c’était appartenir à deux mondes. Celui de la terre et celui des airs. De plus, être un Animagus était si agréable. Personne ne pouvait me faire de mal. Personne ne savait, de toute façon. Et puis, qui se soucierait d’un rouge-gorge, hein ? Personne ! Et pourtant…

    Je me suis laissée happer par un courant ascendant et j’ai pris de l’altitude. Poudlard au petit matin. C’était beau. Gris, vieux, froid, mais d’une beauté irréelle. Comme… magique.
    Arrêtant de contempler mon école – un des nombreux lieux choisi par mes tortionnaires –, je me suis laissée tomber en piquée vers le sol. À quelques dizaines de centimètres de l’herbe, j’ai ouvert mes ailes pour être projetée dans les aires par les vents. Je riais aux éclats, mais pour un oiseau, cela devait probablement s’apparenter à un chant joyeux.
    C’était génial. Voler apporte des sentiments et des sensations qu’on ne peut pas connaître quand on vit sur terre. Même un balais, ou sur les plus grandes montagnes russes jamais construites. Rien n’égale l’ivresse que procure un battement d’ailes.

    J’ai regardé le soleil. Il devait être sept heures et demi. Je devais redescendre pour ne pas être en retard au premier cours.
    J’ai donc lentement plané jusqu’à la rive du lac, dont les eaux au petit matin étaient huileuses. L’herbe pleine de givre a craqué sous mes pieds quand j’ai repris forme humaine.
    - ANASTASIA ?! a crié une voix dans mon dos.
    J’ai bondit en me retournant. Matthias se trouvait tout en haut de la bute que formait le parc.
    Non. Non. Non ! Il ne pouvait pas m’avoir vu me métamorphoser. Non, il ne pouvait pas. C’était un secret. Un secret entre Cedric et moi. C’est lui qui m’avait aidé à le devenir. Il avait été le seul à savoir. Non. Matthias ne pouvait pas.
    J’étais livide.
    Et j’ai pu remarquer que lui aussi, alors qu’il s’approchait.
    Le temps qu’il arrive à ma hauteur, j’avais enlevé mes chaussures – des Doc Martens noires – et plongé le bout de mes orteils dans les eaux glaciales du lac Noir.
    - Tu… c’était quoi ça ? a-t-il balbutié.
    Je me suis tournée vers lui, sortant mes pieds de l’eau.
    - Bon. Je suis un animagus. Rouge-gorge, précisément. Je t’en supplie, Matthias, garde ça pour toi. Ça ne fait que deux ans et demi que j’en suis un. La seule autre personne au courant, c’était mon frère.
    - Mais… Pourquoi ? Pourquoi personne ne le sait ?
    J’ai soupiré. Son incompréhension était toute à fait normale.
    - Matthias… Tu sais aussi bien que moi que Voldemort est de retour. Qu’il a des mangemorts au ministère. Et que ça va se finir en bataille rangée. Or je ne veux pas que le ministère sache.
    Il a hoché la tête, pas très convaincu. Pourtant il savait que j’étais sincère.
    J’ai levé les yeux vers le soleil. Il se faisait tard. Empoignant la manche de mon ami, j’ai gravit la pente du parc pour me rendre en cours de potions.



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MessageSujet: Re: Alice et Ambre à Poudlard... ♥   Sam 25 Aoû - 17:01







Chapitre 2 : Ashley

    Jamais, jamais il avait essayé de m'attaquer dans la Grande Salle. Jamais. Comment avait-il osé au risque de s'en prendre aux autres. Il avait faillit touché une autre élève de Serdaigle. Je la connaissais juste de nom, Anastasia Diggory. Je ne lui avait jamais parlé, je discutais quelque fois avec son frère mais ça s'arrêtait là. Malheureusement, je n'aurais plus l'occasion de lui parler puisque celui-ci est mort. Je n'ai pas voulu aller la voir après la mort de Cédric. Pourquoi remuer le couteau dans la plaie ?
    J'étais énervée et ceux depuis ce matin. De quel droit osait-il s'en prendre aux autres en voulant me viser moi. Je ne pouvais toléré ça et je ne savais pas comment j'allais réagir aux cours de potion si il y étais. Seulement, j'avais décidé d'arrivée en retard, essayant de me calmer par tous les moyens. Plus je prenais de temps, plus j'arrivais à peut près à me calmer.
    Quand je pris enfin l'initiative d'aller en cours, je croisais Harry et Ron. Eux aussi allaient à ce fichus cours de potion. Au moins je ne serais pas seule avec Hermione. D'un côté ça me rassurait, elle n'allait pas m'embêter avec ces façons de faire parfois différentes des miennes. Elle se rabattrait sur eux.
    Arrivant dans la salle je m'excusais pour mon retard en prétextant les avoir accompagner après la demande du professeur McGonagall. C'était l'accord qu'on c'était fixer avant de rentrer. Mais à peine j'avais présenter mes excuses au professeur que mon regard se posa sur lui. Je ne m'en uppercuts pas tout de suite mais j'étais entrain de le fixer. Et ce n'était pas un regard plein de gentillesse, au contraire. C'était un regard froid, de haine. Je le détestais plus que tout au monde et il le savait. Son regard se posa aussi sur moi. On se regardait, droit dans les yeux. Aucun de nous ne voulait détourner les yeux, on se défiait du regard. Seulement nos amis respectifs nous ramenèrent sur terre. La plupart des gens avaient déjà commencer à préparer leurs potions. Nous, nous n'avions pas bouger.
    Je passais mon temps à l'ignorer. Pendant tout le cours j'essayais de rester concentrer sur ma potion. Mais quand je pris un ingrédient celui-ci m'éclata à la figure. Je ne perdis pas une minute, traversais la salle en courant et me jetais sur le Prince des Serpentards tout en lui donnant des coups de poing. J'entendis Pansy crier, Ron qui m'ordonnait de le lâcher. J'étais décidé à en finir. Il m'attrapa mon poing droit qui allait s'abattre sur lui et commençait à me tordre le bras. Nos amis essayèrent tant bien que mal de nous séparer. Enfin, lui avoir des amis, c'était plutôt des chiens bien fidèles à leur maître.
    C'était Ron et Harry qui me retenait quand ils réussirent enfin à nous séparer. Je criais qu'on me lâche, mais ils étaient décidés à ne pas me laisser partir lui donner un autre coup de poing ou autre chose dans le genre. Lui, aussi se débattait pour pouvoir se venger des coups que je lui avais donné. Le professeur parlait mais aucun de nous y prêta attention. Les directeurs des maisons furent appelés. Le professeur McGonagall et le professeur Rogue avaient du quitter leur cours. C'est à partir de ce moment que la situation se calma. Le professeur Dumbledore, absent en ce jour, ils décidèrent que celui-ci jugera de notre punition un peu plus tard. Pour le moment, nous avions tous les deux, deux heures de colles. Tout ça par sa faute.
    – Qu'est ce qui t'a pris ?!, me demanda Hermione à la fin du cours. Es-tu devenu inconsciente ! Tu risques l'exclusion d'une semaine !
    – Si ça m'empêche de voir sa tronche ça me va !
    – En tout cas, je m'en suis presque sortie avec un œil au beurre noir, se plaignit Ron.
    – Excuse-moi, répondis-je.
    Je n'avais pas peur de Dumbledore et j'ignorais ce que mes amis me disaient. Peut importe. Je donnerais une bonne leçon à se crétin. Je ne me laisserais pas marcher sur les pieds par ce nabot et ses fidèles toutous.
    – Il faut qu'on parle Lestrange, me dit-il en passant à côté de moi.
    Je le regardais passé. Je savais que je devais le suivre. Seulement, je refusais d'agir comme un de ces petits chiens fidèles. Je lui passais donc devant en lui disant alors de me suivre. Je l'entendis grogner et marmonner. J'avais envi d'aboyer pour qu'il se sente comme un véritable chien. Mais je ne le fis pas. Je n'allais pas me rabaisser à son niveau.
    Je choisis le parc, à cette heure, certains élèves se rendaient en cours et nous nous en fichions d'arriver en retard ou même de sécher un cours. Cette fois nous étions face à face.
    – De quoi veux-tu me parler ?
    – Tu vires de chez moi. Je ne veux plus te voir. Je vais envoyé une lettre à mon père et …
    – Ah oui ! J'avais oublié ce détails ! C'est le fils-fils à son papa ça ! Mais aurais-tu oublié que grâce à mes amis, mais aussi, grâce à moi, ton chère papa est bien sage à Askaban. Dommage ton père ne pourra rien pour toi.
    La colère se lisait sur son visage. Je souris satisfaite. Encore une fois je lui avais renvoyé ce qu'il me disait à l'endroit où ça faisait mal. C'était devenue une habitude. Maintenant je savais lui faire mal, je savais où attaquer.
    – Ah tout à l'heure, lui dis-je amusée.

    Je sentais le regard des Serpentards sur moi. Ron m'avait supplié de ne pas m'attirer d'ennuis. Il devrait savoir, depuis le temps, que je n'écoute jamais ce qu'on me dit. Je déteste les ordres et les conseils. Je fais ce qu'il me plait. Je me tournais alors vers eux, leur souris et leur adressait un grand signe de la main. Cela avait tendance à les énerver encore plus.
    – Tu as encore séché un cours Ash' ! Je pourrais pas te couvrir très longtemps !, se plaignit Hermione en s'asseyant.
    – Tout ça à cause d'une personne, répondit Ron.
    – Arrête de chercher Malfoy, me dit Harry.
    – C'est lui qui cherche je ne fais que répondre.
    Je me levais et allais m'asseoir à la table des Serdaigles. Juste à côté de la dénommée Anastasia.
    – Euh … Excuse-moi. Tu as faillis être touché par ce crétin ce matin et je tiens à te dire que c'était moi qu'il visait. Fait attention de ne pas trop te trouver dans sa ligne de je tire un sors dans le tas. Ça devient ça spécialité de raté ces sorts et de perdre la mémoire en ce moment, dis-je assez fort la tête tournée vers lui.
    Il recommença à me fixer. Son regard qui se voulait froid et remplis de haine ne me faisait pas peur. Au contraire, je me levais et partit m'asseoir en face de lui. Je lui adressais un petit sourire qu'il ne me rendit, évidement, pas.
    – Qu'est ce qu'il y a ? On boude ?
    – Laisse-le tranquille, répondit froidement Pansy.
    – C'est ta petite amie Drago ?
    – Tu as...
    – Parfaitement raison, le coupa-t-elle.
    Lorsque je vis sa tête écœurée, j'éclatais de rire. Je n'en pouvais plus. Je croyais que je n'allais plus réussir à respirer. Quand je repris mon clame, je montais sur la table et criait que tout le monde m'écoute.
    – Les filles, si vous êtes amoureuse de Drago Malfoy, laissez tombé ! Il est amoureux de Pansy Parkinson et c'est réciproque ! Je suis désolée pour vous !
    Il me tira par le bras. Je tombais à la renverse mais il me rattrapa pour me donner un coup de poing dans la figure.
    – C'est repartis, entendis-je murmuré Blaise.
    J'essayais de me défendre tant bien que mal alors que des élèves essayaient une nouvelle fois de nous séparer. Lorsqu'on réussit à nous clamer, il retourna avec ces sois-disant amis.
    – C'est ça ! Retourne voir tes clébards !
    Je croyais qu'il allait me tué, mais il ne le fit pas. Ron arriva devant moi. Je croyais qu'il allait essayé de me calmer et c'est ce qu'il fit. Il me mit une baffe. Une énorme claque qui me calma. Je cessais de me débattre comme une folle en disant que je voulais le tuer, l'étriper. Arrêtais de le traité de tout les noms. Je redevenais presque moi-même.
    – Je crois qu'on va pas pouvoir t'aider si tu continus comme ça, me dit Ron.
    – Je peux très bien me débrouiller toute seule, répondis-je.
    Je ne lui en voulait pas à lui, c'était à Drago que j'en voulais. Depuis que j'étais à Gryffondor notre amitié qu'on avait forgé depuis que l'on était petit c'était dégradé. Si il avait oublier pendant un moment que les deux maisons étaient ennemies, qu'il avait oublier tout ça, on s'entendrait toujours aussi bien. Mais c'est un lâche. Un véritable lâche qui ne dira non seulement jamais ce qu'il ressent mais aussi qui ne changera jamais la mentalité de sa famille. Il me faisait presque pitié.
    Je m'isolais un moment dans la salle commune, un bouquin à la main. Ah quoi bon ? Je n'arrivais pas à le lire tellement mon esprit était ailleurs. Je jetais le livre à travers la pièce et essayais de faire le vide. J'ai toujours cru que Drago Malfoy comblerait un vide que j'avais depuis des années. J'avais cru que ce serais facile. Trouver quelqu'un qui comblerait ce vide. Mais je m'étais trompé. Bellatrix n'était pas faite pour aimé c'est pour ça qu'elle m'avait envoyé chez ma tante. Mais je me demandais vraiment si elle était vraiment ma mère et lui mon cousin. Parfois je me demandais si toute ma vie n'avait pas été un mensonge.


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